Le droit à l’intimité

« L’infantilisation affective et sexuelle » (Antoine ROBERT), dans laquelle ont été contenues longtemps les personnes handicapées, a eu pour conséquence de leur dénier toute capacité à aimer, à éprouver désir et plaisir. Dès 2008, Adapei Loire a exprimé clairement sa volonté de reconnaître aux personnes accueillies un droit à l’intimité.

« Une attention toute particulière est réservée également à l’accompagnement dans la vie affective et sexuelle, le cas échéant de couple, avec l’aide de l’équipe pluridisciplinaire et en collaboration étroite avec la famille ». (in Projet Associatif : nos priorités dans l’accompagnement p 14 – & 3).

En 2006, si le projet associatif reprend la même formulation qu’en 2008 : « l’intimité de la personne doit être protégée en toutes circonstances. Soins corporels, médicaux, sexualité sont abordés avec le souci permanent du respect de cette intimité », c’est qu’il est nécessaire de proclamer haut et fort ce droit et d’accompagner l’accès à l’autodétermination.

Plus de 10 ans après la loi du 11 février 2005, il importe d’évaluer l’effectivité de l’exercice de ce droit, son impact sur les personnes sur les familles et sur les pratiques professionnelles.

C’est précisément tout ce que nous nous proposons de mesurer lors du colloque organisé sur ce thème le 29 novembre 2016.

 

Découvrez les recommandations de la commission Santé Adapei Loire sur le droit à l’intimité

La personne handicapée a droit à l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté et l’exercice de sa liberté individuelle. Le secteur social et médicosocial ne saurait, par conséquent, s’affranchir de cette exigence du respect des “droits fondamentaux”.

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Thèmes abordés par le guide : 

  • la sexualité
  • la contraception
  • le désir d’enfant
  • la notion de couple
  • les I.S.T